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Note argumentaire pour une solution alternative à la construction d’un nouveau barrage sur la Semène à Saint Genest-Malifaux.
Par Antoine Lardon, membre du Collectif Loire Amont Vivante.
- I -- AVANT 2005
-11- Les quatre communes alimentées par Firminy disposaient de 2 ressources :
- l’Echapre,
- le Lignon par un piquage sur la conduite du Lignon.
Lors de la vidange totale du barrage de l’Echapre en 1997 les communes étaient alimentées par l’eau du Lignon.
- 12- Les neuf communes alimentées par le SES disposaient d’une ressource unique :
- la Semène par le barrage des Plats.
- II -- APRES 2005
-21- Les quatre communes alimentées par Firminy sont dans la même situation qu’avant 2005.
- 22- Les neuf communes alimentées par le SES disposent d’une seule ressource :
- le Lignon par un piquage sur le conduite du Lignon.
La construction d’un nouveau barrage aux Plats est présentée comme une deuxième ressource pour le SES.
Conscient de la double problématique de l’alimentation et de la sécurisation des communes de l’Est du département de la Haute-Loire et de la vallée de l’Ondaine, le CLAV regroupant des associations de protection de la nature et les Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Loire et de la Haute-Loire mais aussi des municipalités comme Unieux ou Pont-Salomon proposent une alternative à la construction d’un nouveau barrage impactant durablement la rivière Semène classée en « bon état écologique » et retenue par le SDAGE 2010-2015 comme un réservoir biologique.
- III -- UNE INTERCONNEXION DES BARRAGES DE LA VALLEE DE L’ONDAINE.
Trois barrages existent dans cette vallée :
- sur l’Ondenon avec une capacité de 400 000 m3,
- sur le Cotatay avec une capacité de 790 000 m3,
- sur l’Echapre avec une capacité de 870 000 m3.
Cela représente 2 060 000 m3. Cette interconnexion permet d’assurer l’alimentation des communes de la vallée et la sécurisation par la conduite du Lignon.
Cette solution constitue une première alternative à la construction d’un nouveau barrage sur la Semène.
- IV -- UNE INTERCONNEXION SES SYMPAE.
Le Conseil Général de la Haute-Loire a diligenté une étude visant à sécuriser l’adduction d’eau potable sur l’est du département de la Haute-Loire. Le cabinet SOGREAH a rendu son étude en 2009. Celle-ci avait intégré le contexte particulier de la visite décennale du barrage de Lavalette en 2010 présentant des risques potentiels de rupture d’alimentation.
Un des scénarios prévoyait l’alimentation du SES par le SYMPAE par l’installation d’une conduite passant à proximité des communes de St Didier en Velay et la Séauve sur Semène.
Le SYMPAE met en place une ressource de secours par un pompage dans la Loire à Confolens. Les travaux débuteront en 2012 et cette conduite croisera celle du Lignon. Cette disposition permet de faire circuler de l’eau de la Loire dans la conduite permettant de sécuriser une commune comme Aurec sur Loire.
L’usine de potabilisation du SYMPAE, mise en service en 2010 dispose d’une capacité de production de 14 000 m3/jour. Elle fournit actuellement 3 200 m3/jour soit le quart de sa capacité potentielle.
Le SES utilise environ 1 000 000 de m3 par an pour assurer l’alimentation des communes adhérentes, ce besoin correspond à 2 700 m3/jour. Sans nier l’émergence de nouveaux besoins cette fourniture d’eau du SYMPAE au SES ne ferai pas dépasser la moitié de la capacité nominale de l’usine du SYMPAE.
La mise en place de cette conduite entre le SYMPAE et le SES permet aussi de sécuriser les deux communes de Saint Didier en Velay et la Séauve sur Semène qui utilise l’eau de la Semène par un captage au fil de l’eau.
Cette solution permet aux communes desservies par le SES de disposer de deux ressources le Lignon et la Loire.
La construction d’un nouveau barrage sur la Semène ne se justifie plus pour le SES.
Cette solution alternative n’a semble t-il pas été étudiée par le Syndicat des barrages.
Lors de la réunion du comité de rivière Ondaine Lizeron du 10 novembre 2011, une majorité des membres présents a demandé une demande de réflexion dans le but de rechercher une solution globale.
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Courrier envoyé à la DREAD
Depuis septembre 2005, le barrage des Plats sur la rivière Semène dans le département de la Loire est vide. En mars 2006, un pertuis a été foré afin de sécuriser cet ouvrage jugé dangereux pour les biens et les personnes par le préfet de la Loire.
Le Collectif Loire Amont Vivante (CLAV) qui regroupe une trentaine d’associations milite pour le remplacement de cet ouvrage par une solution alternative permettant de garantir et de sécuriser l’alimentation en eau potable des communes concernées. Cette proposition est soutenue par les maires d’Unieux dans la Loire et de Pont-Salomon en Haute-Loire.
Nous avons eu connaissance de l’entretien du 25 aout 2011 entre le maire d’Unieux M. Christophe FAVERJON et Mme GAUTHIER Directrice de l’Eau et de la Biodiversité au MEDDTL. Dans ce compte-rendu nous apprenons que si le barrage des Plats est reconstruit, il serait considéré comme un nouvel ouvrage et que comme tout ouvrage ayant un impact sur l’environnement les règles actuelles s’appliqueront.
Le ministère a demandé au syndicat des barrages propriétaire de l’ouvrage de déposer un dossier conjoint de demande d’autorisation au titre de la santé publique et de DUP au titre de l’impact sur l’environnement. L’enquête publique doit débuter en janvier 2012 et corrélativement à celle-ci le MEDDTL sollicitera l’expertise financière et technique de la DREAL et de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne.
Nous souhaitons vous informer de la réalité du terrain et du contenu de notre proposition alternative.
Avant la vidange désastreuse de septembre 2005, l’eau de ce barrage était utilisée par le seul Syndicat des Eaux de la Semène (SES) qui dessert 9 communes dont une seule située dans le département de la Loire (Jonzieux) et 8 dans le département de la Haute-Loire (Saint Just-Malmont, Saint Ferréol d’Auroure, Pont-Salomon, Saint Pal de Mons, Saint Victor-Malescours, Saint Romain Lachalm, la Chapelle d’Aurec, Dunières (pour partie). Le règlement d’eau, arrêté inter-préfectoral initial, spécifiait les conditions de répartition du prélèvement entre la ville de Firminy, propriétaire de l’ouvrage, et les communes rurales.
En février 1988 un avenant à la convention liant la ville de Firminy et le SES était signé. Par ce contrat, la ville de Firminy (propriétaire), s’engageait à fournir un débit maximum de 40 litres/sec sur les 45 litres/sec de prélèvement autorisés sur le barrage des Plats.
Le barrage des Plats n’a fourni de l’eau à la ville de Firminy que durant l’été 2003. Il est important de rappeler que la conduite de transfert étant hors d’usage le débit de la rivière l’Echapre fut soutenu par l’ouverture d’un brise charge situé à La Chaize sur la commune de Saint Just-Malmont. Ceci a eu comme conséquence la destruction morphologique d’un affluent de l’Echapre.
Ce barrage n’était donc vraimentpas nécessaire pour la vallée de l’Ondaine à cette époque toutefois très récente.
Examen de l’alimentation en Eau potable des communes de la vallée de l’Ondaine (sud-Loire) :
Trois barrages sur l’Ondenon, le Cotatay et l’Echapre existent dans cette vallée. Ils ont fait l’objet de réparations récentes et représentent 2,06 millions de m3. Le barrage de l’Ondenon qui alimentait la commune de La Ricamarie n’est plus utilisé. Le barrage du Cotatay alimente les communes de La Ricamarie et du Chambon-Feugerolles et celui de l’Echapre alimente Firminy, Fraisses, Unieux et Saint Paul en Cornillon.
Dans cette vallée passe également la conduite forcée provenant du barrage de Lavalette en Haute-Loire et alimentant l’agglomération stéphanoise.
Il découle de cet examen que l’alimentation en eau potable des communes concernées peut être garantie par l’interconnexion des trois barrages. Elle peut être sécurisée par un branchement sur la conduite du Lignon (piquages existants déjà aujourd’hui) ainsi que par l’usine de traitement de Solaure assurant l’alimentation en eau potable de la région stéphanoise.
L’autorisation de prélèvement sur le Lignon du Velay est fixée à 2,1 m3/sec. Actuellement moins de 1 m3/sec sont utilisés tant pour l’agglomération stéphanoise, que pour le SES et les communes du département de la Haute-Loire qui utilisent cette ressource.
Examen de l’alimentation en Eau potable de la partie Nord-Est du département de la Haute-Loire :
Hier le SES disposait seulement de l’eau du barrage des Plats. Depuis septembre 2005 ce syndicat est alimenté par un piquage sur la conduite du Lignon. On peut considérer que la sécurisation de l’alimentation des communes concernées n’est donc pas assurée à ce jour.
Le Syndicat Mixte de Production et d’Adduction d’Eau (SYMPAE) dispose, sur la commune de Monistrol sur Loire, d’une station de traitement performante mise en service en 2010 et actuellement largement sous-utilisée. Ce syndicat envisage de sécuriser son approvisionnement en eau brute par un pompage de secours dans le fleuve Loire en amont de la confluence du Lignon. Les travaux doivent débuter dès 2012 et représentent un investissement important pour les communes adhérentes à ce syndicat.
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